Notre destination par défaut est-elle le Paradis...ou l'Enfer? (Is Heaven Our Default Destination...Or Is Hell?)

C.S. Lewis a écrit : « The safest road to hell is the gradual one—the gentle slope, soft underfoot, without sudden turnings, without milestones, without signposts ». On pourrait traduire cette phrase comme ceci : « La route la plus sûre vers l'Enfer est celle qui est progressive : une pente douce, agréable sous le pied, sans virage serré, sans borne kilométrique, sans panneau indicateur. »

Aux États-Unis, pour chaque personne qui affirme qu'elle ira en Enfer, il y en a 120 qui croient qu'elles iront au Paradis. Cet optimisme contraste fortement avec les mots de Christ en Matthieu 7.13-14 : « Entrez par la porte étroite ! En effet, large est la porte, spacieux le chemin menant à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là, mais étroite est la porte, resserré le chemin menant à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. »  (S21)

Ce qui nous empêcherait d'entrer dans le paradis est universel : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » (Romains 3.23) Le péché nous prive d'une relation avec Dieu (Esaïe 59.2). Dieu est tellement saint il ne peut pas tolérer le péché en sa présence : « Tes yeux sont bien trop purs pour supporter la vue du mal, tu ne peux accepter de voir des méfaits se commettre. » (Habacuc 1.13, BDS) Nous sommes pécheurs et c'est pour cette raison que nous ne pouvons pas prétendre à entrer dans la présence de Dieu. Nous ne pouvons pas entrer dans le Paradis tels que nous sommes.

Manifestement, notre destination par défaut n'est pas le Paradis. Personne ne s'y rend automatiquement. À moins que notre problème de péché ne soit résolu, le seul endroit où nous pourrons nous diriger, notre véritable destination par défaut...c'est l'Enfer.

Je m'attaque à la question de l'Enfer et du Paradis dès maintenant, car au fil des pages de ce livre [cet article en est un extrait], il sera question d'être avec Jésus au Paradis, d'être réuni avec notre famille et nos amis et d'apprécier de grandes aventures au Paradis. Le danger principal, c'est que les lecteurs comprennent et croient qu'ils iront tout droit au Paradis. Et à en juger par ce que l'on peut entendre lors de la plupart des enterrements, on pourrait penser que quasiment tout le monde va au Paradis, n'est-ce pas ? Mais Jésus a clairement affirmé que la plupart des hommes n'y iront pas : « (...) étroite est la porte, resserré le chemin menant à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. » (Matthieu 7.14)

Il ne nous viendrait pas à l'idée de nous contenter d'attendre, pour voir ce qu'il y a après la mort. Nous ne devrions pas juste croiser les doigts et espérer que nos noms soient inscrits dans le livre de vie (Apocalypse 21.27). Avant de mourir, nous pouvons savoir où nous finirons et nous devons le savoir. Et parce que nous pourrions bien mourir à tout moment, nous devons le savoir maintenant, sans attendre le mois prochain ou l'année prochaine : « (...) vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain ! En effet, qu’est-ce que votre vie ? C’est une vapeur qui paraît pour un instant et qui disparaît ensuite. » (Jacques 4.14)

Il est primordial de vous assurer que vous allez bien aller au Paradis, et non en Enfer. La voix qui chuchote : « Il n'y a pas d'urgence, pose ce livre, tu pourras toujours y réfléchir plus tard », n'est pas la voix de Dieu. Celle de Dieu dit : « Voici maintenant le jour du salut » (2 Corinthiens 6.2) et « Choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir » (Josué 24.15).

L'Enfer : la terrible alternative au Paradis

L'Enfer sera peuplé par des personnes qui n'auront pas reçu le cadeau de la rédemption offert par Dieu en Christ (Apocalypse 20.12-15). Après le retour de Jésus-Christ, il y aura une résurrection des croyants, qui vivront éternellement dans le Paradis. Il y aura aussi une résurrection des non-croyants, qui existeront éternellement en enfer (Jean 5.28-29). Ceux qui ne sont pas sauvés, toutes les personnes dont les noms ne sont pas inscrits dans le livre de vie de l'Agneau, seront jugées par Dieu selon leurs œuvres, consignées dans les livres du Paradis (Apocalypse 20.12-15). À cause de ces œuvres dont le péché fait partie, une personne ne pourrait entrer d'elle-même sans l'aide de Christ dans la présence d'un Dieu saint et juste : elle serait conduite dans un lieu de destruction éternelle (Matthieu 13.40-42). Christ dira à ceux qui ne sont pas couverts par son sang : « Éloignez-vous de moi, maudits, allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges » (Matthieu 25.41).

Contrairement à ce qu'on peut voir dans certaines bandes dessinées, l'Enfer ne ressemblera pas à un salon géant où les gens se raconteront, entre deux boissons, leurs aventures sur terre. Au contraire, ce sera un lieu de malheur absolu (Matthieu 13.42, 13.50, 22.13, 24.51, 25.30, Luc 13.28). Ce sera un lieu de châtiment pour les péchés, où les damnés seront conscients et sans espoir de soulagement. C'est pour cela que dans le cantique intitulé « L'Enfer » de sa Divine comédie, Dante imaginait ce texte gravé au-dessus des portes de l'Enfer : « Entre, qui que tu sois et laisse l'espérance. »

À cause de la réalité de l'Enfer, nos cœurs devraient être brisés, nous devrions nous mettre à genoux et frapper aux portes de ceux qui vivent sans Jésus-Christ. Aujourd'hui pourtant, même pour de nombreux croyants dont la foi est fondée sur la Bible, l'Enfer est devenu un mot tabou rarement prononcé, un sujet rarement abordé. Il n'est même mentionné qu'exceptionnellement dans les brochures à visée évangélique.

Nous nions l'existence ou ignorons souvent l'enseignement clair de l'Écriture au sujet de l'Enfer. Comme si l'Enfer était disproportionné, comme s'il était le résultat d'une réaction divine excessive. Un professeur qui avait un jour participé à un ouvrage d'évangélisation a écrit : « Je considère que le concept de l'Enfer comme état de tourmente pour le corps et l'esprit est une doctrine scandaleuse... Comment un Chrétien peut-il imaginer qu'une divinité puisse infliger à ses créatures, aussi pécheresses soient-elles, une torture éternelle avec une telle cruauté et une telle envie de vengeance ? Un Dieu qui agirait de la sorte ressemble plus à Satan qu'à Dieu. »

Beaucoup de gens pensent que nier l'existence d'un Enfer éternel est un acte de civilisation, d'humanité et de compassion. Mais en réalité, c'est une pensée arrogante. Les créatures que nous sommes se targuent alors d'une moralité supérieure et nous osons nous opposer à ce que Dieu, le Créateur, a clairement révélé.

Nous ne voulons pas croire que quiconque puisse mériter une punition éternelle, parce que si c'est le cas pour les autres, c'est aussi le cas pour nous. Mais si nous appréhendions bien la nature de Dieu et la nôtre, ce qui nous choquerait ce n'est pas que certaines personnes puissent aller en Enfer (où les pécheurs iraient-ils sinon ?), mais que toutes soient autorisées à entrer dans le Paradis.

Nous ne sommes pas saints et, pour cette raison, nous ne devons pas nous autoriser à penser qu'une sainteté infinie ne requiert pas un châtiment éternel. Lorsque nous nions le caractère infini de l'Enfer, nous minimisons l'œuvre de Jésus-Christ sur la croix. Pourquoi ? Parce que ce faisant nous minimisons les enjeux de la rédemption. Si la crucifixion et la résurrection de Jésus-Christ ne nous délivrent pas d'une éternité en Enfer, son œuvre à la croix est moins héroïque, moins puissante. Elle a moins de conséquences et se retrouve donc moins digne de notre adoration et de nos louanges. Le théologien William G.T. Shedd affirme que « la doctrine de l'expiation de nos péchés, à notre place, par Jésus-Christ, est en corrélation logique avec celle d'un châtiment éternel ».

Satan a des raisons évidentes d'apporter de l'eau à notre moulin lorsque nous nions l'existence d'un châtiment éternel : il veut que les incroyants rejettent le Christ sans crainte, il veut que les Chrétiens ne soient pas motivés par l'annonce du message de Jésus-Christ, et il veut qu'ils rendent moins gloire à Dieu pour la radicale œuvre rédemptrice de Jésus-Christ.

Que dit Jésus sur l'Enfer ?

Beaucoup de livres nient l'existence de l'Enfer. Quelques-uns traitent de l'universalisme, une croyance selon laquelle tous les humains seront sauvés. Certains considèrent que l'Enfer est une invention de prophètes extravagants, obsédés par la colère. Ils prétendent que les Chrétiens devraient emprunter une voie plus « élevée », celle de l'amour de Christ. Mais cette perspective néglige une réalité formidable : dans la Bible, Jésus en dit plus que n'importe qui d'autre sur l'Enfer (Matthieu 10.28, 13.40-42, Marc 9.43-44).

Il fait référence à un lieu réel et le décrit avec des termes concrets : il mentionne par exemple une fournaise ardente, un ver qui ne meurt jamais. Au sujet de ceux qui ne seront pas sauvés, Jésus-Christ dit qu'ils « seront jetés dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents » (Matthieu 8.12). Dans la parabole de l'homme riche et de Lazare, Jésus enseigne qu'en Enfer, les méchants souffrent terriblement et qu'ils sont pleinement conscients. Ils conservent leurs désirs et leurs souvenirs, et ils raisonnent. Mais ils ne peuvent pas être réconfortés, ni abandonner leur tourment et sont privés d'espoir (Luc 16.19-31).

Le Sauveur n'aurait pas pu dépeindre une image plus sombre ou plus graphique.

Combien de temps durera l'Enfer ? « Et [ceux qui ne seront pas déclarés justes] iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle » (Matthieu 25.46). Ici, dans une seule et unique phrase, Jésus-Christ utilise deux fois le même mot « aionos » (en grec) que l'on traduit par « éternel » pour décrire la durée de l'Enfer comme celle du Paradis. Ainsi, si le Paradis sera une expérience consciente qui durera éternellement, l'Enfer sera lui aussi une expérience consciente qui durera éternellement.

C.S. Lewis a écrit : « Je n'ai rencontré personne qui refuse absolument de croire que l'Enfer existe, et qui, en même temps, croie de manière dynamique et vivifiante que le Paradis existe. » Les enseignements bibliques sur l'une ou l'autre des deux destinations sont nécessairement en corrélation.

Si j'avais le choix, si les Écritures n'étaient pas aussi claires et concluantes, je ne croirais certainement pas que l'Enfer existe. Vous pouvez me faire confiance quand je vous dis que je voudrais ne pas y croire. Or si je fais de ce dont j'ai envie (ou de ce dont les autres ont envie) le fondement de mes croyances, alors je ne suis qu'un disciple de moi-même ou de ma culture, mais certainement pas disciple de Christ.

La romancière Dorothy Sayers écrit : « Il existe une sorte de conspiration pour nous faire oublier, pour cacher, d'où provient la doctrine de l'Enfer. La doctrine de l'Enfer n'est pas une ruse médiévale inventée par un prêtre dont le but serait de faire peur aux gens afin qu'ils donnent de l'argent à l'Eglise : la doctrine de l'Enfer, c'est le jugement intentionnel du péché par Jésus-Christ (...).  Nous ne pouvons pas rejeter l'Enfer sans rejeter en même temps Jésus-Christ. »

Dans son livre Le problème de la souffrance (1940), C.S. Lewis écrit au sujet de l'enfer : « Si j'en avais le pouvoir, il n'y a aucune doctrine que je serais davantage disposé à éliminer de la chrétienté que [celle de l'Enfer]. Mais elle est intégralement appuyée par l'Écriture et en particulier par les propres mots de notre Seigneur. Elle a toujours été soutenue par l'ensemble de la communauté des chrétiens et elle est corroborée par la raison. »

Est-ce un manque d'amour de parler de l'Enfer ?

Imaginez que vous devez indiquer leur chemin à des amis. Ils doivent se rendre près d'Étretat. Vous connaissez une route qui mène là-bas, mais il y en a aussi une autre qui se termine sur une falaise abrupte, cachée derrière un virage aveugle. Ne leur parleriez-vous que de la route la plus sûre ? Non, vous leur parleriez aussi de cette route mortelle, surtout si vous savez que cette route, la plus dangereuse, est plus large et empruntée par davantage d'automobilistes. En réalité, ce serait manquer terriblement d'amour que de ne pas les avertir du danger que représente cette route.

Pour cette même raison, il ne faut pas croire que nous manquons d'amour si nous parlons de l'Enfer ; c'est un mensonge de Satan. La vérité la plus fondamentale est qu'il y a seulement deux destinations possibles : le Paradis ou l'Enfer. Les deux sont aussi réels l'un que l'autre. C'est pour l'éternité que l'on séjournera dans l'un ou dans l'autre. À moins d'abandonner nos vies à Jésus-Christ, et tant que nous ne l'avons pas fait, nous prenons le chemin de l'Enfer. Il n'y a rien qui puisse nous permettre de manifester davantage d'amour à notre famille ou à nos amis que de les avertir et de les guider : nous pouvons les mettre en garde contre le chemin de la destruction et leur indiquer le sentier qui mène à la vie.

Considérons ceci : si le docteur nous diagnostiquait un cancer potentiellement fatal, serait-ce un manque d'amour s'il nous l'annonçait ? Nous serions certainement bouleversés par la nouvelle. Mais si ce cancer peut être totalement guéri, ne nous le dirait-il pas aussi ? Alors pourquoi n'annonçons-nous pas à ceux qui ne sont pas encore sauvés, que le péché et le mal sont des cancers, mais que le châtiment inévitable de la destruction éternelle peut être évité grâce au sacrifice rédempteur de Jésus-Christ ?

Thérèse d'Avila était une nonne Carmélite du 16ème siècle qui a eu une vision angoissante de l'Enfer. Plus tard, elle mit des mots sur le tourment qu'elle avait ressenti :

« Aussi, je fus épouvantée ; malgré les six ans environ écoulés depuis lors, ma terreur est telle en écrivant ces lignes qu’il me semble que mon sang se glace dans mes veines ici même où je me trouve. Aussi, chaque fois que je me rappelle ce souvenir au milieu de mes travaux et de mes peines, toutes les souffrances d’ici-bas ne sont plus rien à mes yeux (...) Elle a produit en moi le plus grand profit. Elle m’a ôté la crainte des tribulations et des contradictions de la vie, elle m’a donné le courage de les supporter ; et elle m’a stimulée à remercier le Seigneur de m’avoir délivrée, comme j’ai tout lieu de le croire maintenant, de ces tourments si longs et si terribles. »

Si nous comprenions ce que l'Enfer représente, ne serait-ce que si nous en avions la moindre idée, nous ne dirions jamais de phrases comme « Va en enfer » ou « Si je mens, je vais en enfer ». C'est bien trop simple d'aller en Enfer. Il n'est pas nécessaire de changer de voie, ni de régler son GPS. Dès la naissance, notre pilotage automatique nous conduit tout droit en Enfer. Ce n'est pas une chose à prendre à la légère. L'Enfer est la pire tragédie de l'univers. Aucune autre ne lui est égale. Dieu nous aime assez pour nous dire la vérité : il y a deux destinations pour passer l'éternité, pas une seule. Et il nous faut emprunter la bonne route si nous souhaitons nous rendre au Paradis. Tous les chemins n'y mènent pas. Il n'y a qu'un seul chemin : c'est Jésus-Christ. Jésus a dit : « C'est moi qui suis le chemin, la vérité et la vie. On ne vient au Père qu'en passant par moi » (Jean 14.6). Toutes les autres routes nous conduisent en Enfer. Les enjeux sont énormes lorsque l'on doit choisir entre le Paradis et l'Enfer. Ces enjeux nous permettent d'estimer plus profondément ce que représente pour nous le Paradis, de l'apprécier à sa juste valeur et de toujours louer Dieu pour sa grâce. Il nous délivre de ce que nous méritons et nous accorde pour toujours ce que nous ne méritons pas.

La terre : cet entre-deux monde

Dieu et Satan, ne sont pas des opposés parfaits. De la même manière, l'Enfer n'est pas l'opposé parfait du Paradis. Tout comme aucune personne n'est égale à Dieu, aucun lieu n'est égal au Paradis.

L'Enfer sera atrocement sombre, étroit et insignifiant, sans compagnie, sans but ni accomplissement. Il ne s'y passera rien, il n'y aura pas d'histoire ; ce sera juste une note de bas de page. Au fur et à mesure que le nouvel univers progressera de gloire en gloire, l'Enfer et ses occupants vivront dans une inactivité totale, une insignifiance absolue, une non-vie éternelle de regrets, et leur identité individuelle ne cessera peut-être jamais de s'amoindrir.

L'Écriture dit de ceux qui mourront sans connaître Jésus qu' « ils auront pour peine une ruine éternelle, loin de la présence du Seigneur et de la gloire de sa force » (2 Thessaloniciens 1.9). Puisque Dieu est la source de toutes les bonnes choses et que l'Enfer est l'absence de Dieu, l'Enfer est aussi l'absence de toute bonne chose. De la même manière, la communauté, la communion et l'amitié sont des bonnes choses, enracinées dans le Dieu trinitaire lui-même. Mais en l'absence de Dieu, en Enfer, il n'y aura pas de communauté, pas de camaraderie, ni d'amitié. Je ne crois pas que l'Enfer sera un lieu où les démons prendront plaisir à punir ceux qui y seront, ni un endroit où I'on éprouvera de la compassion les uns envers le sort des autres. Il est plus probable que chacun s'y sentira isolé, comme cela semble être le cas de l'homme riche dont il est question en Luc 16.22-23.

Le malheur aime la compagnie, mais il n'y aura rien à aimer en Enfer.

La terre est un entre-deux monde, effleuré à la fois par le Paradis et par l'Enfer. Nous quitterons la terre soit pour aller directement au Paradis, soit pour aller directement en Enfer, il n'y a pas d'autre choix que ceux-ci. Le meilleur de la vie sur terre nous donne un avant-goût du Paradis tandis que le pire de la vie sur terre nous permet d'avoir un aperçu de l'Enfer. Pour les Chrétiens, cette vie terrestre est ce qui se rapproche le plus de l'Enfer. Pour ceux qui ne croient pas en revanche, elle est ce qui se rapproche le plus du Paradis.

Le choix qui se présente à nous est réel, et il est à la fois merveilleux et épouvantable. Si l'on considère cette réalité qui s'offre à nous, ne devrions-nous pas, face à ces deux destinations entre lesquelles il nous faut choisir, être prêts à payer n'importe quel prix pour éviter d'aller en Enfer et cheminer jusqu'au Paradis ?

Et voilà que le prix a déjà été payé : « (...) Vous avez été rachetés à un grand prix » (1 Corinthiens 6.20). Le prix payé était exorbitant : c'est le sang de Jésus-Christ, le Fils de Dieu, qui a été versé.

Essayons d'imaginer à quel point ce miracle est merveilleux : Dieu a choisi d'aller en Enfer à notre place, plutôt que de vivre au Paradis sans nous. Il veut tellement que nous n'allions pas en Enfer qu'il a payé un horrible prix sur la croix.

Toutefois, sans Jésus-Christ, notre avenir est en Enfer. En Marc 8.36-37, Jésus-Christ pose cette question obsédante : « Et que servira-t-il à un homme de gagner le monde entier, s'il perd son âme ? Que donnera un homme en échange de son âme ? »

Le prix a déjà été payé. Mais il nous reste à faire un choix.

Comme n'importe quel autre cadeau, le pardon peut être offert, mais il ne nous appartient qu'à partir du moment où nous choisissons de le recevoir. Il peut arriver qu'une personne reconnue coupable soit graciée par les autorités compétentes, mais si elle rejette cette grâce qui lui est offerte, le pardon est invalide.

Un pardon doit être accepté. De même, Jésus-Christ offre à chacun de nous son pardon et la vie éternelle, mais il nous faut accepter son offre pour saisir son pardon et la vie éternelle.

Pour l'obtenir, il faut faire le choix de l'accepter.

***

Pour en apprendre davantage sur ce sujet, vous pouvez lire le livre de Randy Alcorn, Les pieds sur terre, les yeux vers le ciel (en anglais, Heaven).

Sauf mention contraire, toutes les citations de la Bible sont tirées de la version Segond 21.


Is Heaven Our Default Destination...Or Is Hell?

The safest road to hell is the gradual one—the gentle slope, soft underfoot, without sudden turnings, without milestones, without signposts. — C. S. Lewis

For every American who believes he’s going to Hell, there are 120 who believe they’re going to Heaven. This optimism stands in stark contrast to Christ’s words in Matthew 7:13-14: “Enter through the narrow gate. For wide is the gate and broad is the road that leads to destruction, and many enter through it. But small is the gate and narrow the road that leads to life, and only a few find it.”

What would keep us out of Heaven is universal: “All have sinned and fall short of the glory of God” (Romans 3:23). Sin separates us from a relationship with God (Isaiah 59:2). God is so holy that he cannot allow sin into his presence: “Your eyes are too pure to look on evil; you cannot tolerate wrong” (Habakkuk 1:13). Because we are sinners, we are not entitled to enter God’s presence. We cannot enter Heaven as we are.

So Heaven is not our default destination. No one goes there automatically. Unless our sin problem is resolved, the only place we will go is our true default destination . . . Hell.

I am addressing this issue now because throughout this book I will talk about being with Jesus in Heaven, being reunited with family and friends, and enjoying great adventures in Heaven. The great danger is that readers will assume they are headed for Heaven. Judging by what’s said at most funerals, you’d think nearly everyone’s going to Heaven, wouldn’t you? But Jesus made it clear that most people are not going to Heaven: “Small is the gate and narrow the road that leads to life, and only a few find it.”

We dare not “wait and see” when it comes to what’s on the other side of death. We shouldn’t just cross our fingers and hope that our names are written in the Book of Life (Revelation 21:27). We can know, we should know, before we die. And because we may die at any time, we need to know now—not next month or next year. “Why, you do not even know what will happen tomorrow. What is your life? You are a mist that appears for a little while and then vanishes” (James 4:14).

It’s of paramount importance to make sure you are going to Heaven, not Hell. The voice that whispers, “There’s no hurry; put this book down; you can always think about it later,” is not God’s voice. He says, “Now is the day of salvation” (2 Corinthians 6:2) and “Choose for yourselves this day whom you will serve” (Joshua 24:15).

Hell: Heaven’s Awful Alternative

Hell will be inhabited by people who haven’t received God’s gift of redemption in Christ (Revelation 20:12-15). After Christ returns, there will be a resurrection of believers for eternal life in Heaven and a resurrection of unbelievers for eternal existence in Hell (John 5:28-29). The unsaved—everyone whose name is not written in the Lamb’s Book of Life—will be judged by God according to the works they have done, which have been recorded in Heaven’s books (Revelation 20:12-15). Because those works include sin, people on their own, without Christ, cannot enter the presence of a holy and just God and will be consigned to a place of everlasting destruction (Matthew 13:40-42). Christ will say to those who are not covered by his blood, “Depart from me, you who are cursed, into the eternal fire prepared for the devil and his angels” (Matthew 25:41).

Hell will not be like it’s often portrayed in comic strips, a giant lounge where between drinks people tell stories of their escapades on Earth. Rather, it will be a place of utter misery (Matthew 13:42; 13:50; 22:13; 24:51; 25:30; Luke 13:28). It will be a place of conscious punishment for sins, with no hope of relief. This is why Dante, in the Inferno, envisioned this sign chiseled above Hell’s gate: “Abandon every hope, you who enter.”

The reality of Hell should break our hearts and take us to our knees and to the doors of those without Christ. Today, however, even among many Bible believers, Hell has become “the H word,” seldom named, rarely talked about. It doesn’t even appear in many evangelistic booklets. It’s common to deny or ignore the clear teaching of Scripture about Hell. Hell seems disproportionate, a divine overreaction. In the words of one professor and contributor to an evangelical publication, “I consider the concept of hell as endless torment in body and mind an outrageous doctrine. . . . How can Christians possibly project a deity of such cruelty and vindictiveness whose ways include inflicting everlasting torture upon his creatures, however sinful they may have been? Surely a God who would do such a thing is more nearly like Satan than like God.”

Many imagine that it is civilized, humane, and compassionate to deny the existence of an eternal Hell, but in fact it is arrogant that we, as creatures, would dare to take what we think is the moral high ground in opposition to what God the Creator has clearly revealed. We don’t want to believe that any others deserve eternal punishment, because if they do, so do we. But if we understood God’s nature and ours, we would be shocked not that some people could go to Hell (where else would sinners go?), but that any would be permitted into Heaven. Unholy as we are, we are disqualified from saying that infinite holiness doesn’t demand everlasting punishment. By denying the endlessness of Hell, we minimize Christ’s work on the cross. Why? Because we lower the stakes of redemption. If Christ’s crucifixion and resurrection didn’t deliver us from an eternal Hell, his work on the cross is less heroic, less potent, less consequential, and thus less deserving of our worship and praise. As theologian William G. T. Shedd put it, “The doctrine of Christ’s vicarious atonement logically stands or falls with that of eternal punishment.” Satan has obvious motives for fueling our denial of eternal punishment: He wants unbelievers to reject Christ without fear; he wants Christians to be unmotivated to share Christ; and he wants God to receive less glory for the radical nature of Christ’s redemptive work.

What Did Jesus Say about Hell?

Many books deny Hell. Some embrace universalism, the belief that all people will ultimately be saved. Some consider Hell to be the invention of wild-eyed prophets obsessed with wrath. They argue that Christians should take the higher road of Christ’s love. But this perspective overlooks a conspicuous reality: In the Bible, Jesus says more than anyone else about Hell (Matthew 10:28; 13:40-42; Mark 9:43-44). He refers to it as a literal place and describes it in graphic terms—including raging fires and the worm that doesn’t die. Christ says the unsaved “will be thrown outside, into the darkness, where there will be weeping and gnashing of teeth” (Matthew 8:12). In his story of the rich man and Lazarus, Jesus taught that in Hell, the wicked suffer terribly, are fully conscious, retain their desires and memories and reasoning, long for relief, cannot be comforted, cannot leave their torment, and are bereft of hope (Luke 16:19-31). The Savior could not have painted a more bleak or graphic picture.

How long will Hell last? “They will go away to eternal punishment,” Jesus said of the unrighteous, “but the righteous to eternal life” (Matthew 25:46). Here, in the same sentence, Christ uses the same word translated “eternal” (aionos) to describe the duration of both Heaven and Hell. Thus, if Heaven will be consciously experienced forever, Hell must be consciously experienced forever.

C. S. Lewis said, “I have met no people who fully disbelieved in Hell and also had a living and life-giving belief in Heaven.” The biblical teaching on both destinations stands or falls together.

If I had a choice, that is if Scripture were not so clear and conclusive, I would certainly not believe in Hell. Trust me when I say I do not want to believe in it. But if I make what I want—or what others want—the basis for my beliefs, then I am a follower of myself and my culture, not a follower of Christ. “There seems to be a kind of conspiracy,” writes novelist Dorothy Sayers, “to forget, or to conceal, where the doctrine of hell comes from. The doctrine of hell is not ‘mediaeval priestcraft’ for frightening people into giving money to the church: it is Christ’s deliberate judgment on sin. . . . We cannot repudiate Hell without altogether repudiating Christ.” In The Problem of Pain, C. S. Lewis writes of Hell, “There is no doctrine which I would more willingly remove from Christianity than this, if it lay in my power. But it has the full support of Scripture and, specially, of our Lord’s own words; it has always been held by Christendom; and it has the support of reason.”

Is It Unloving to Speak of Hell?

If you were giving some friends directions to Denver and you knew that one road led there but a second road ended at a sharp cliff around a blind corner, would you talk only about the safe road? No. You would tell them about both, especially if you knew that the road to destruction was wider and more traveled. In fact, it would be terribly unloving not to warn them about that other road.

For the same reason, we must not believe Satan’s lie that it’s unloving to speak to people about Hell. The most basic truth is that there are only two possible destinations after death: Heaven and Hell. Each is just as real and just as eternal as the other. Unless and until we surrender our lives to Jesus Christ, we’re headed for Hell. The most loving thing we can do for our friends and our family is to warn them about the road that leads to destruction and tell them about the road that leads to life.

It would upset us, but would we think it unloving if a doctor told us we had a potentially fatal cancer? And would the doctor not tell us if the cancer could be eradicated? Why then do we not tell unsaved people about the cancer of sin and evil and how the inevitable penalty of eternal destruction can be avoided by the atoning sacrifice of Jesus Christ?

Teresa of Avila, a sixteenth-century Carmelite nun, had an agonizing vision of Hell. She later wrote of the torment she endured:

I was terrified by all this, and, though it happened nearly six years ago, I still am as I write: even as I sit here, fear seems to be depriving my body of its natural warmth. I never recall any time when I have been suffering trials or pains and when everything that we can suffer on earth has seemed to me of the slightest importance by comparison with this. . . . It has been of the greatest benefit to me, both in taking from me all fear of the tribulations and disappointments of this life and also in strengthening me to suffer them and to give thanks to the Lord, Who, as I now believe, has delivered me from such terrible and never-ending torments.

If we understood Hell even the slightest bit, none of us would ever say, “Go to Hell.” It’s far too easy to go to Hell. It requires no change of course, no navigational adjustments. We were born with our autopilot set toward Hell. It is nothing to take lightly—Hell is the single greatest tragedy in the universe. God loves us enough to tell us the truth—there are two eternal destinations, not one, and we must choose the right path if we are to go to Heaven. All roads do not lead to Heaven. Only one does: Jesus Christ. He said, “No one comes to the Father except through me” (John 14:6). All other roads lead to Hell. The high stakes involved in the choice between Heaven and Hell will cause us to appreciate Heaven in deeper ways, never taking it for granted, and always praising God for his grace that delivers us from what we deserve and grants us forever what we don’t.

Earth: The In-Between World

God and Satan are not equal opposites. Likewise, Hell is not Heaven’s equal opposite. Just as God has no equal as a person, Heaven has no equal as a place.

Hell will be agonizingly dull, small, and insignificant, without company, purpose, or accomplishment. It will not have its own stories; it will merely be a footnote on history, a crack in the pavement. As the new universe moves gloriously onward, Hell and its occupants will exist in utter inactivity and insignificance, an eternal non-life of regret and—perhaps—diminishing personhood.

Scripture says of those who die without Jesus, “They will be punished with everlasting destruction and shut out from the presence of the Lord and from the majesty of his power” (2 Thessalonians 1:9). Because God is the source of all good, and Hell is the absence of God, Hell must also be the absence of all good. Likewise, community, fellowship, and friendship are good, rooted in the triune God himself. But in the absence of God, Hell will have no community, no camaraderie, no friendship. I don’t believe Hell is a place where demons take delight in punishing people and where people commiserate over their fate. More likely, each person is in solitary confinement, just as the rich man is portrayed alone in Hell (Luke 16:22-23). Misery loves company, but there will be nothing to love in Hell.

Earth is an in-between world touched by both Heaven and Hell. Earth leads directly into Heaven or directly into Hell, affording a choice between the two. The best of life on Earth is a glimpse of Heaven; the worst of life is a glimpse of Hell. For Christians, this present life is the closest they will come to Hell. For unbelievers, it is the closest they will come to Heaven.

The reality of the choice that lies before us in this life is both wonderful and awful. Given the reality of our two possible destinations, shouldn’t we be willing to pay any price to avoid Hell and go to Heaven? And yet, the price has already been paid. “You were bought at a price” (1 Corinthians 6:20). The price paid was exorbitant—the shed blood of God’s Son, Jesus Christ.

Consider the wonder of it: God determined that he would rather go to Hell on our behalf than live in Heaven without us. He so much wants us not to go to Hell that he paid a horrible price on the cross so that we wouldn’t have to.

As it stands, however, apart from Christ, our eternal future will be spent in Hell. Jesus asks a haunting question in Mark 8:36-37: “What good is it for a man to gain the whole world, yet forfeit his soul? Or what can a man give in exchange for his soul?” The price has been paid. But still, we must choose. Like any gift, forgiveness can be offered, but it isn’t ours until we choose to receive it. A convicted criminal can be offered a pardon by the governor, but if he or she rejects the pardon, it’s not valid.

A pardon must be accepted. Similarly, Christ offers each of us the gift of forgiveness and eternal life—but just because the offer is made doesn’t make it ours. To have it, we must choose to accept it

For more information on the subject of Heaven, see Randy Alcorns book Heaven.

Photo by Seth Fink on Unsplash

Randy Alcorn, founder of EPM

Randy Alcorn (@randyalcorn) is the author of over fifty books and the founder and director of Eternal Perspective Ministries