Le Choix de la Purete, Chapitre 3: La sexualité: pourquoi en faire tout un fromage? (The Purity Principle, Chapter 3: What's the Big Deal About Sex?)

By Randy Alcorn March 19, 2019

Chapitre 3

La sexualité: pourquoi en faire tout un fromage?

Avez-vous déjà entendu dire qu’aux yeux de Dieu tous les péchés se ressemblent?

Paul n’est pas de cet avis. Voyez ce qu’il dit aux gens de Corinthe, ville saturée par le sexe:

Fuyez l’immoralité sexuelle. Tout autre péché qu’un homme commet est extérieur à son corps, mais celui qui se livre à l’immoralité sexuelle pèche contre son propre corps. 1 Corinthiens 6: 18 – Segond 21

D’entrée de jeu, le péché sexuel apparaît qualitativement différent. Pourquoi? Parce que la sexualité ne touche pas seulement à nos actes; la sexualité touche à notre identité. Si nous décidons d’avoir une relation sexuelle, nous mettons notre vie en jeu. Nous cédons quelque chose que nous pourrions ne jamais récupérer.

La pureté et l’impureté dépassent les questions périphériques de comportement, de culture et de coutume. Elles transpercent l’âme. Elles s’immiscent jusqu’au cœur même de notre identité présente et future.

La sexualité n’a pas été inventée par Hollywood, Madonna ou un quelconque pervers sur Internet. La sexualité a été créée par un Dieu infiniment saint, enveloppé d’une lumière et d’une gloire aveuglantes et entouré par des anges parfaits et rayonnants. L’excellence de la sexualité est directement liée à l’excellence de son Créateur.

«Dieu considéra tout ce qu’il avait créé, et trouva cela très bon» (Genèse 1:31). La sexualité est incluse dans ce «tout» qu’il jugea si bon. Même après la chute, la Parole de Dieu évoque ouvertement le plaisir de l’union sexuelle dans le mariage (voir Proverbes 5:18- 19; Cantique des cantiques 4:5; 7:1,6-9).

La sexualité est le moyen par lequel les enfants sont conçus et l’intimité conjugale exprimée. Les deux sont très importants aux yeux de Dieu. Quand l’union sexuelle s’inscrit dans le contexte adéquat, dans un esprit de don de soi, le Créateur se réjouit.

La puissance de la sexualité Voici ce qui rend le principe de la pureté si important:

La sexualité est extrêmement puissante: elle peut générer un bien immense ou…un préjudice immense.

Le feu est un don de Dieu. Que ferions-nous sans lui? Vous êtes-vous déjà assis autour d’un feu de camp crépitant, lors d’une nuit froide et claire en pleine nature? Pourtant, lorsque ces flammes bienfaisantes échappent à notre contrôle, qu’arrive-t-il? Elles produisent des dégâts terribles. La souffrance. La mort.

Une fois sortis des limites prévues par leur Créateur, les dons les plus merveilleux de Dieu deviennent extrêmement destructeurs. Il en va de même de la sexualité. Son potentiel profondément positif possède un revers: un grand potentiel de destruction.

Tant que les flammes restent confinées dans l’âtre, elles nous réchauffent, mais si le feu est «libéré», il consume entièrement la maison.

J’ai parcouru les ruines fumantes de vies dévastées par l’immoralité. J’ai partagé le désespoir de ces êtres alors qu’ils s’interrogeaient sur la possibilité de pouvoir reconstruire un jour. (Ils le peuvent, mais s’en convaincre est autrement plus difficile.) Ces scènes sont à jamais inscrites dans ma mémoire.

Par contre, adopter la pureté comme règle de vie revient à revendiquer un don magnifique. La pureté revêt une beauté sans égal…comme le parfum d’une rose après une averse estivale. Et cette beauté n’aura pas de fin car tous ceux qui vivront au ciel seront purs (voir Apocalypse 21:27).

Où sont les limites?

Selon la Bible, le cadre dans lequel s’exerce la sexualité correspond à celui du mariage. Sexualité et mariage vont de pair. L’union sexuelle a pour but l’expression d’un engagement à vie. En dehors du mariage, l’engagement durable n’est pas pris. L’acte sexuel devient donc un mensonge.

La sexualité est un privilège indissociable des responsabilités de l’alliance sacrée du mariage. Revendiquer le privilège sans la responsabilité pervertit l’intention divine. Tout acte sexuel extérieur au mariage déprécie à la fois le mariage et la sexualité. La sexualité est conçue pour exprimer l’union de deux êtres et de deux âmes, et pas seulement de deux corps. Elle doit être partagée avec la personne envers laquelle vous vous êtes engagé à 100% (engagement exprimé par le mariage légal), et non vécue avec un être auquel vous n’êtes pas lié.

L’argument «Mais nous nous aimons vraiment!» n’a rien à voir avec l’éthique de l’intimité sexuelle. La sexualité n’est pas rendue acceptable par des sentiments subjectifs, mais uniquement par l’engagement objectif et définitif du mariage. Ce sont là les règles de Dieu. Nous ne pouvons rien faire pour les modifier. Ces règles sont toujours en vigueur. Si nous les brisons, elles nous briseront à leur tour.

Le voyageur intelligent ne maudit pas les glissières de sécurité. Il ne se plaint pas en disant: «Ce garde-fou a rayé l’aile de ma voiture!» Il jette un œil dans le précipice, il aperçoit des carcasses de véhicules en contrebas et remercie Dieu pour la glissière de sécurité.

Les garde-fous de Dieu sont ses lois morales. Ils se dressent entre nous et notre perte. Ils existent, non pas pour nous punir ou nous priver, mais pour nous protéger.

La pureté et la volonté de Dieu

Paul a écrit sur la pureté sexuelle un passage très fort qui semble bien faire écho aux thèmes de «sage» et «insensé»:

Ce que Dieu veut, c’est votre progression dans la sainteté: c’est que vous vous absteniez de l’immoralité sexuelle, c’est que chacun de vous sache garder son corps dans la consécration et la dignité, sans le livrer à la passion du désir comme les membres des autres peuples qui ne connaissent pas Dieu; c’est que personne dans ce domaine ne fasse de tort à son frère ou ne porte atteinte à ses droits, parce que le Seigneur fait justice de tous ces actes, comme nous vous l’avons déjà dit et attesté. En effet, Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la consécration. Celui donc qui rejette ces instructions ne rejette pas un homme, mais Dieu, qui vous a aussi donné son Saint-Esprit. 1 Thessaloniciens 4: 3-8 – Segond 21

Combien de fois avez-vous entendu l’expression «chercher la volonté de Dieu»? Nous évoquons la volonté de Dieu comme si nous en avions perdu la trace ou comme s’il s’agissait d’une espèce de Rubik’s Cube qui demande des années de travail et l’intelligence de Einstein pour être résolu.

Vous n’avez toutefois pas à vous demander ce que Dieu pense de la sexualité extraconjugale. La volonté de Dieu est que nous soyons sanctifiés (mis à part ou saints) et que nous évitions toute immoralité sexuelle.

Difficile d’être plus clair, non?

Bon nombre de gens «cherchent la volonté de Dieu», mais beaucoup d’entre eux ne se soucient pas de vivre en accord avec ce que la Parole déclare comme étant la volonté de Dieu. À quoi bon chercher la volonté de Dieu pour les questions de moindre importance si vous ne tenez pas compte de ce qu’il a déjà très clairement ordonné: rester purs ?

Il n’y avait pas de place pour la convoitise sensuelle dans la vie des disciples des débuts de l’Église, et ceci les distinguait véritablement de la culture païenne environnante. L’Église aujourd’hui a désespérément besoin de redécouvrir cet aspect essentiel de son identité: elle est l’Épouse sans tache.

Le problème n’est pas la passion, mais bien la convoitise. Nous servons un Dieu passionné. Nous devons l’aimer et le servir passionnément. Mais nous avons besoin de cultiver notre passion pour la bonne cause!

Si nous devons «savoir garder notre corps», c’est que cette qualité n’est pas naturellement en nous et que nous devons l’apprendre. Il nous faut donc mettre en place un apprentissage et de la discipline.

Résister à la tentation correspond au refus vigoureux, courageux et obstiné de violer la loi de Dieu. Il s’agit d’en appeler systématiquement à Christ pour avoir la force de dire « non» au monde, à la chair et au diable, et de dire « oui» à Dieu. Nous faisons cela dans le contexte de notre recherche de la joie ultime que seule peut procurer la connaissance de Dieu.

Vous ne pouvez pas vous comporter de manière naturelle car vous n’auriez aucune chance de vous en sortir.

Par contre, si vous agissez surnaturellement, en puisant des forces dans la puissance du Christ en vous, vous connaîtrez de grandes bénédictions personnelles, aujourd’hui et demain.

Voulez-vous faire la volonté de Dieu? Vraiment? Alors adoptez la pureté pour règle de vie. Apprenez à maîtriser votre corps. Refusez de profiter sexuellement de qui que ce soit. En agissant de la sorte, vous échappez au châtiment de Dieu et vous goûterez à la joie d’une vie qui est agréable à Jésus.

À qui appartient votre corps?

Lorsque j’aborde le thème de la pureté devant un groupe, il m’arrive d’emprunter un crayon à quelqu’un. Ensuite, je le casse en deux, je le jette par terre et je l’écrase du pied. Les regards s’écarquillent dans la pièce, assortis d’exclamations étouffées. Je demande aux participants pourquoi ils sont choqués. L’un d’entre eux finit toujours par répondre: «Parce que vous avez cassé son crayon!»

J’explique alors qu’il s’agissait, en réalité, de mon crayon et que je l’avais donné à la personne à l’avance, en lui indiquant de me le rendre quand je le lui demanderais. Brusquement, tout est différent. Si le crayon m’appartient, j’ai le droit d’en faire ce que je veux, mais s’il appartient à un autre, je ne dispose pas de ce droit.

Alors, à qui appartient mon corps ?

Ignorez-vous que […] vous ne vous appartenez donc pas à vous-mêmes. Car vous avez été rachetés à grand prix. Honorez donc Dieu dans votre corps. 1 Corinthiens 6: 19-20

Quand je suis venu à Christ, l’acte de propriété de ma vie a été transféré de moi à Dieu. Quelqu’un m’a acheté et a payé le prix. Quel prix? Celui du sang versé par Jésus. Nous lui appartenons à la fois en vertu de la création et de la rédemption. Il a parfaitement le droit de me dire ce que je dois faire de mon esprit et de mon corps. Je n’ai pas le droit de disposer de mon corps comme je l’entends.

Heureusement pour moi, Dieu agit toujours non seulement pour sa gloire, mais aussi dans mon intérêt. Je peux donc avoir la conviction que ce qu’il m’a interdit de faire m’aurait blessé, et que ce qu’il me commande de faire, c’est pour mon bien.

Photo by Pablo Heimplatz on Unsplash

Randy Alcorn, founder of EPM

Randy Alcorn (@randyalcorn) is the author of fifty-some books and the founder and director of Eternal Perspective Ministries